Il simbolismo del Centro del Mondo e della Scala Celeste

Alla base della visione del mondo nella religiosità antica stava il concetto della corrispondenza fra cielo e terra. Si riteneva che tra loro esistessero correnti invisibili e passaggi sempre aperti.

Mircea Eliade dice che “Tutte le civiltà orientali… conoscono un numero illimitato di Centri. Meglio ancora: ciascuno di questi centri è considerato, e addirittura letteralmente denominato il Centro del Mondo. Lo spazio in questione è uno spazio sacro, determinato da una ierofania, vale a dire costruito ritualmente e non uno spazio profano, omogeneo, geometrico, perciò la pluralità dei Centri della Terra all’interno di una stessa regione non fa alcuna difficoltà…” (Immagini e simboli, Milano, Jaca Book, 1980, p. 40).

Uno dei simboli più diffusi per indicare questi passaggi era l’Albero cosmico o l’Albero della Vita che, comune a tutte le culture pur con immagini diverse, raffigurava il rapporto fra il cielo e la terra, fra Dio e l’uomo. Quest’albero era posto nel mitico “ombelico” del mondo, il centro del cosmo, riconoscibile in ogni luogo che una comunità individuasse come carico di una particolare sacralità, vera e propria porta aperta sul cielo, come la scala che Giacobbe vide nel sogno scaturire dalla pietra di Betel, lungo la quale salivano e scendevano gli Angeli. La Scala di Giacobbe è il simbolo più usato nella mistica antica per indicare la Porta del Cielo. La meditazione rabbinica, così attenta ai significati nascosti in ogni parola della Scrittura, si è interrogata sul perché Giacobbe vedesse gli angeli prima salire e poi scendere: dal momento che gli angeli dimorano in cielo la logica vorrebbe che prima ne discendano e poi risalgano. La spiegazione che è riuscita a trovare è semplice: gli angeli visti in sogno da Giacobbe sono in realtà coloro che, raggiunta attraverso la contemplazione la spiritualizzazione del corpo, possono conseguire l’estasi, per essere poi ricondotti sulla terra interiormente trasfigurati. Questa interpretazione si trasferì fin dai primi secoli anche nella mistica cristiana.

Come la pietra di Betel poteva diventare una Casa di Dio perché il luogo dove si trovava era già stato riconosciuto da Giacobbe come una porta del cielo, cioè sacro per sua natura, così l’edificio sacro doveva collocarsi alla confluenza delle opposte correnti invisibili, la cui armonica combinazione ed esaltazione sembra rendere più facile al corpo sottile l’ascensione alla terra celeste, cioè la salita lungo la scala di Giacobbe fino alla visione di Dio. Era dunque opportuno che, come in un’alchimia spirituale, un tempio venisse costruito in luoghi speciali dove le vibrazioni della terra emergono con più intensità, e che le sue mura di pietre squadrate, funzionando come una cassa armonica, le accordassero con quelle celesti.

Per conseguire una totale corrispondenza fra la terra e il cielo ed aprire così il passaggio visto da Giacobbe, un edificio sacro doveva dunque rispondere a tre regole esoteriche. Vediamole.

  1. Doveva essere collocato nei luoghi più sensibili della terra, quelli che per loro natura sembrano posti alla confluenza dei tre mondi.
  2. Doveva essere costruito ad immagine del cosmo e secondo le sue leggi, cioè secondo i rapporti matematico musicali che formano i mattoni con cui l’universo è stato costruito dalla Sapienza primigenia.
  3. Doveva possedere un orientamento che lo ponesse in diretta relazione col cielo, il quale doveva penetrarvi attraverso i raggi del sole.

Autore: Renzo Manetti
Pubblicazione:
La lingua degli Angeli. Simboli e segreti della basilica di San Miniato a Firenze
Editore
: Polistampa (La Storia Raccontata, 26)
Luogo: Firenze
Anno: 2009
Pagine: 11-12

Lessico iconografico-simbolico – Incrocio: simbolismo e genesi del segno

Incrocio: simbolismo e genesi del segno (LS)

Le cosmos symbolique du XII siècle (8)

A droite et à gauche de la curieuse figure se trouvent deux autres médaillons, contenant le buste d’un vieillard vénérable et celui d’une jeune femme. Ce sont les deux catégories premières requises pour l’organisation du monde : le Temps et l’Espace.

Bien des questions se posent au sujet de ces entités, et Scot Érigène, suivi par Honorius, a repris deux fois la discussion de l’un des problèmes les plus ardus que se soient posés les Pères : le lieu est la « définition » naturelle et le mode d’être de chaque chose, la délimitation de la nature finie, qui contient tout, et que l’on ne peut déborder. Le temps est le mouvement des choses du non-être à l’être, et la mesure précise des choses muables.

Temps et lieu sont des incorporels et des intelligibles. Leurs « raisons » préexistent dans le Verbe de Dieu avant de se réaliser dans les temps et les lieux particuliers. Ce sont ses créatures, et il n’y a ni temps ni espace éternels. Ils passeront avec le monde. Seuls subsisteront les êtres de raison que sont l’idée du temps et du lieu. Mais Dieu seul transcende le temps et le lieu, et ils précèdent tous les êtres, car le lieu, mesure et mode d’une chose, précède sa « conditio » et, de même, le temps précède ce qui commence d’être, comme la cause l’effet, puisqu’elle commence dans le temps.

On le voit, les termes de temps et de lieu sont ambivalents pour Jean Scot, et peuvent s’appliquer non seulement à l’univers corporel, mais aux créatures spirituelles, âmes et anges, d’une certaine façon.

Les êtres spirituels n’ont ni matière ni forme matérielle ; mais ceux qui sont « raisonnables » reçoivent une forme dans le Verbe, et les non-raisonnables dans les phantasmes. De là vient, ajoute Honorius, qui a ici non seulement abrégé, mais adapté la savante dissertation de son modèle, que les anges et les âmes sont à la fois spatiaux, puisqu’ils ont chacun leur définition propre, et non spatiaux, puisqu’ils ne sont circonscrits par aucune limite corporelle. Ce que l’Irlandais nomme Locus generale et Tempus generale représente donc une catégorie première coexistant à la matière primordiale encore indifférenciée, et antérieure à toutes les autres créatures dont elle règle les dimensions et le cours. Où a-t-il pris cette notion d’espace-temps indivisible, qui, tout en contenant des éléments qui proviennent de Platon et de Plotin, garde un caractère chrétien, car il spécifie que ces entités sont des créatures? Il indique lui-même l’autorité qu’il a choisi de suivre, et c’est, une fois de plus, Maxime. Celui-ci est sur ce point dans le sillage de Grégoire de Nysse, qui semble avoir élaboré une théorie de l’espace-temps, limite et mesure de tous les êtres, à partir de spéculations néo-platoniciennes et stoïciennes.

C’est une transposition chrétienne, et liée à l’idée de création des croyances religieuses de la fin de l’antiquité sur l’αἰών. On trouve exprimée dans les textes hermétiques une notion ambiguë, comme le remarque le P. Festugière, qui est d’une part un concept abstrait du temps-espace infini, et d’autre part une hypostase dépendant du Premier Principe, et qui transmet la force qu’elle en reçoit. Dans la théologie hellénistique, il semble que l’αἰών personnifié soit un dieu cosmique unissant les notions de temps, d’espace et de force vitale. Sans doute pouvons-nous repérer là, par l’intermédiaire du Janus-Aiôn qui règne sur les saisons et les régions de l’Univers, l’origine de l’Annus-Mundus des calendriers et des représentations cosmographiques de la fin de l’Empire, et du Haut Moyen Age.

Le passage du De Diuisione dans lequel Jean Scot reproduit le point le plus important de l’argumentation de Maxime est un exemple intéressant la manière dont il interprète ses propres traductions, en clarifiant et systématisant peut-être à l’excès une version littéraire fort obscure: tout ce qui est, excepté Dieu, est intelligé dans l’espace, avec lequel, toujours, est cointelligé le temps ; le lieu ne peut être intelligé sans le temps, ni le temps être défini sans la cointelligence du lieu. Ils sont placés inséparablement entre les choses qui sont et sont toujours, et, sans eux, nulle essence créée ne peut subsister ni être connue. L’essence de tous les existants est spatiale et temporelle… L’univers est donc inclus dans l’espace, car l’espace est un contour et une limite qui enveloppe son contenu ; et l’univers est aussi englobé dans le temps, car tout ce qui est, excepté Dieu, a commencé d’être, et ce qui a commencé d’être dépend du temps….

A cette étape de son système, l’Irlandais s’est de nouveau heurté à saint Augustin, qui n’ignore pas les notions platoniciennes, mais se méfie des abstractions hypostasiées, et affirme que le temps n’a pas précédé les choses temporelles. C’est par un subterfuge sans doute inconscient que Jean Scot invoque une phrase du De Musica, complètement déformée, à l’appui de sa thèse. Et c’est avec une candeur totale qu’Honorius, condensant l’à peu près de son modèle, fait dire au grand Docteur que le lieu et le temps existent avant tout ce qu’ils contiennent. Mais ailleurs Jean Scot a dû avouer que la tradition des « auteurs catholiques » ne concordait pas de tous points. Tous s’accordent à affirmer que Dieu seul se meut par lui-même, en dehors du temps et de l’espace. Mais en ce qui concerne les créatures spirituelles, les opinions diffèrent, et certains déclarent qu’elles se meuvent dans le temps, et non dans l’espace, les créatures corporelles étant seules soumises au mouvement local et temporel. C’est de leur côté que se range saint Augustin, lorsqu’il dit : Dieu se meut sans espace ni temps, il meut l’Esprit créé dans le temps, non dans l’espace, il meut le Corps dans le temps et l’espace. Cette fois, la citation est exacte. Rappelant ensuite l’opinion adverse, défendue par Maxime, il se refuse à conclure. Mais l’ensemble des textes du De Diuisione montre assez clairement que son choix est fait, et l’auteur de la figure ne s’y est pas trompé. Il a mis sur le même plan les deux coryphées du Cosmos.

Autore: Marie-Thérèse D’Alverny
PeriodicoArchives d’Histoire doctrinale et littéraire du Moyen Age
Anno
: 1952
Numero: 28
Pagine:  60-64
Vedi anche:
Le cosmos symbolique du XII siècle (1)
Le cosmos symbolique du XII siècle (2)
Le cosmos symbolique du XII siècle (3)
Le cosmos symbolique du XII siècle (4)
Le cosmos symbolique du XII siècle (5)
Le cosmos symbolique du XII siècle (6)
Le cosmos symbolique du XII siècle (7)

Le cosmos symbolique du XII siècle (7)

Le style de la grande miniature, avec ses registres superposés, ses personnages nettement dessinés et de proportions harmonieuses, et ses inscriptions calligraphiées au-dessus des différentes scènes se rapproche beaucoup plus de certaines œuvres issues des abbayes mosanes, en particulier la Bible de Floreffe, que des productions de l’art allemand de Bavière. Cette impression est renforcée par l’examen de l’écriture, d’une admirable élégance, et assez arrondie, par le type des initiales ornées et par les couleurs assez vives qui rappellent les émaux. L’activité intellectuelle et le goût des figurations symboliques les plus raffinées n’étaient pas moins grandes du reste dans cette partie de l’Empire que sur les bords du Rhin et en Bavière. Les moines ou chanoines capables de traduire les spéculations de Rupert de Liège, abbé de Deutz, pouvaient aborder sans crainte la cosmogonie théologique du vulgarisateur de Jean Scot.

Au-dessus du demi-cercle qui encadre le sommet de la miniature a été réservé un grand espace blanc, à peu près un quart de page. Il semble que l’artiste ait commencé son dessin plus haut, puis l’ait effacé, car l’on distingue quelques traces de dessin. Ce vide veut-il exprimer la transcendance de l’ἄγνωστος θεόςayvcûcrTOç Qsôç, super omne quod dicitur et intelligitur, Celui qui dépasse toute expression et tout entendement?

La miniature est divisée en quatre registres. Le premier est inscrit dans un demi-cercle. Autour d’un personnage imberbe ceint d’une couronne et revêtu d’une chasuble se groupent sept femmes voilées, quatre à sa droite, trois à sa gauche. Leurs visages, leurs regards, leurs mains sont levés dans un geste de prière et de bénédiction. Les jeunes femmes semblent fixer la figure royale et sacerdotale du centre, qui elle-même contemple le ciel. Sur la bande extérieure du demi-cercle semblable au tympan de l’église où se célèbre la liturgie cosmique sont inscrits les noms de la Bonitas et de sept des « Noms Divins » énumérés après elle par Denys, série reprise, nous l’avons vu, par Jean Scot et Honorius. Ce majestueux maître de chœur représente donc la première et la plus parfaite des manifestations de la Divinité. C’est le reflet de la « superessentialis Bonitas », qui donne généreusement l’être à toutes les créatures, et c’est à bon droit que l’auteur du dessin lui a octroyé les attributs de la royauté sacrée. Le fait qu’à la notion chrétienne de création et de providence se superpose le Bien suprême de Platon et de Plotin ne l’a certes pas inquiété.

La sainte théorie que l’on voit ainsi présider en intermédiaires et en intercesseurs aux destinées de l’univers doit correspondre à ce que l’Irlandais nomme « les théophanies des théophanies », celles qui sont élevées par la contemplation tout près de Dieu, et à travers lesquelles les êtres créés pourront à leur tour le contempler. Si cette image des théophanies témoigne d’une remarquable compréhension de la doctrine diffusée par la Clauis, l’on ne peut dire cependant qu’elle soit entièrement originale. L’artiste inconnu s’est borné à transposer l’un des thèmes favoris de l’iconographie symbolique du Moyen Age : celui de la Sagesse et de ses sept filles. Il apparaît au ΙΧe siècle sous la forme de la Sainte Philosophie entourée des sept Arts libéraux dans les poèmes et les peintures murales. Parfois, les sept Dons du Saint Esprit se substituent ou se superposent aux Arts ; parfois aussi, c’est le Christ-Sagesse lui-même qui apparaît entre les sept colonnes vivantes, comme dans la magnifique miniature de la Bible d’Arras.

L’on trouve dans la littérature et dans l’art du ΧΙe et du XIIe siècle une riche variété d’adaptations de ce topos. Il n’est pas surprenant de le voir évoquer ici pour dépeindre les plus élevées en dignité des Causes primordiales. Et il nous semble que si la Bonitas est figurée comme un roi, et non comme une reine, c’est parce que, telle la Sagesse, elle symbolise le Verbe, en qui subsistent les Causes et par qui agit la Providence.

De l’action des Causes va surgir et s’organiser le monde : effectus causarum, comme le signale l’inscription du second registre.

Son premier aspect est étrange. Un monstre tétramorphe flotte dans le médaillon central, cerné par les mots : materia informis. C’est la «terra inuisibilis et incomposita » du second verset de la Genèse, le chaos de la Théogonie, la ὕλη du Timée, la silua de Chalcidius. Dépourvue de toute qualité qui pourrait la définir, elle échappe aux sens, elle est possibilité pure. S. Augustin la considère comme un presque néant. Les Pères grecs semblent lui attribuer une nature encore spirituelle ; Jean Scot penche de leur côté et interprète l’informité dans un sens favorable. En ceci, il est plus chrétien que platonicien, puisque la hyle du Timée paraît être le principe du désordre et de la diversité avant que le Démiurge ne l’organise dans l’harmonie. Il va jusqu’à dire que la matière est ainsi nommée parce qu’elle est le début de l’être des choses, et que son informité est toute proche de l’informité de la divine Sagesse.

Cette matière invisible et incorporelle se réalise par l’union d’intelligibles, également incorporels, qui sont les quantités et les qualités élémentaires. Ils la rendent sensible en lui donnant forme et couleur. N’est-il pas plus logique, en effet de dire que la matière informe apparaît dans les couleurs et les formes, que de dire que les formes et les couleurs apparaissent de façon sensible dans la matière?

C’est donc grâce à la conjonction et au mélange compensateur des quatre éléments que se réalise la matière corporelle.

Les éléments eux-mêmes sont formés par la conjonction de ces accidents de l’usia que sont la quantité et la qualité. L’union de la chaleur et de l’aridité produit le feu, celle de la chaleur et de l’humidité l’air, celle de l’humidité et du froid l’eau, celle du froid et de l’aridité la terre.

Ces qualités sont par elles-mêmes inapparentes, mais elles deviennent visibles par la quantité.

Nous reconnaissons ici l’enseignement classique de la physique néoplatonicienne et stoïcienne sur la nature et le rôle des éléments, forces actives et passives, symboles divinisés dans les cultes cosmiques des premiers siècles de notre ère. Tout en rejetant la divinisation, les auteurs chrétiens ont gardé les symboles, liés étroitement à la constitution de l’univers. Honorius a reproduit les considérations du De Diuisione sur la matière spirituelle dépourvue de forme, mais leur subtilité le dépasse probablement, et il doit partager l’opinion de ses contemporains sur le chaos primitif, mélange des éléments. C’est cette interprétation, plus conforme à la doctrine du Timée que nous paraît refléter la figure. Son auteur a indiqué fort ingénieusement le destin de la « materia informis » en la dotant de quatre profils quelque peu narquois rayonnant autour d’un point central.

Autore: Marie-Thérèse D’Alverny
Periodico: Archives d’Histoire doctrinale et littéraire du Moyen Age
Anno
: 1952
Numero: 28
Pagine: 56-60
Vedi anche:
Le cosmos symbolique du XII siècle (1)

Le cosmos symbolique du XII siècle (2)
Le cosmos symbolique du XII siècle (3)
Le cosmos symbolique du XII siècle (4)
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Le cosmos symbolique du XII siècle (6)

Il Cielo

«Se, talvolta, in una notte serena, fissando lo sguardo sulla bellezza inesprimibile degli astri, tu hai pensato all’autore dell’universo, domandandoti quale, tra questi fiori, abbia ricamato il firmamento e come, tuttavia, nel mondo sensibile, la bellezza ceda il passo alla necessità e se, ancora, hai considerato durante il giorno con spirito riflessivo le sue meraviglie, tu giungi quale uditore preparato… vieni, dunque!» Prima d’iniziare il lettore ai grandi segreti celati nel libro della creazione, san Basilio (Omelia 33)
comincia col domandargli se egli abbia effettivamente contemplato la natura e più precisamente la cupola celeste. Egli pone, dunque, la contemplazione nell’ordine di un’esperienza antica come l’umanità.

Da millenni, la contemplazione prolungata della volta stellata esercita sullo spirito dell’uomo un fascino che lo rende dimentico di se stesso e del mondo troppo angusto in cui si svolge la sua esistenza terrena. Essa gli consente di sognare da sveglio e fornisce una risposta ai suoi interrogativi più profondi. È proprio meditando davanti al cielo che l’uomo ha cercato e trovato ciò che solo rende ragione della sua esistenza: la rivelazione dell’ordine sacro dell’universo in seno al quale si scorge quell’impercettibile elemento materiale che, per la sua vocazione spirituale, conferisce all’insieme coronamento e fine. Questo sguardo levato verso le stelle trova la sua più toccante dimostrazione – e quasi la risposta data dall’alto – nell’esperienza mistica di san Benedetto mentre vegliava accanto alla finestra, assorto nella contemplazione del firmamento; esperienza che i grandi dottori, escludendo la morte, indicano tra le più alte che l’uomo possa compiere quaggiù. San Gregorio Magno ce l’ha riportata nel secondo libro dei suoi Dialoghi: «Mentre i confratelli dormivano ancora, Benedetto, l’uomo di Dio, anticipava vegliando l’ora della preghiera notturna: in piedi, alla finestra, invocava l’Onnipotente. Improvvisamente, nel pieno della notte, gli occhi rivolti al cielo, vide diffondersi dall’alto una luce così splendente che le tenebre furono dissipate e laddove era notte la luce rifulse più chiara del giorno. Questa visione fu subito seguita da uno spettacolo veramente prodigioso poiché, come egli stesso raccontò più tardi, ai suoi occhi si presentò il mondo intero quasi raccolto su un solo raggio di sole». Dante (1265-1321), stigmatizzando l’attitudine di coloro che ignorano il simbolo più bello che il Creatore abbia dato agli uomini per parlare loro di Dio, non esiterà a denunciarla come autentico peccato: «Chiamavi ‘l’ cielo e ‘ntorno vi si gira, mostrandovi le sue bellezze eterne, e l’occhio vostro pure a terra mira; onde vi batte Chi tutto discerne».

Per noi spiriti moderni, più abituati ad aguzzare gli occhi per vedere il bordo dei marciapiedi che per contemplare il firmamento nella profondità della notte, simile affermazione non è così facilmente comprensibile. Possiamo registrarla come un fatto storico, non la sottoscriviamo come una verità sperimentata e familiare; rari sono, oggi, coloro che abbiano ricevuto una folgorazione decisiva dall’osservazione diretta del cielo.

Sicuramente, l’osservazione del cielo risulta più facile in certi climi, favorita da alcune culture ed è più propria di certe mentalità naturalmente contemplative. Comunque, lungi dall’essere appannaggio di popoli privilegiati, la storia delle civiltà ci insegna che essa risponde ad un bisogno innato nell’uomo. La trasparente luminosità delle notti d’Oriente non spiega la visione di Giacobbe più di quanto la mitologia astrale del bacino mediterraneo non renda ragione delle famose parole di santo Stefano, primo martire, nel momento in cui gli si spalancarono le porte della vita eterna: «Io vedo i cieli aperti». Non è senza motivo che la prima riga della Bibbia ponga come dato fondamentale della geografia umana la dualità dialettica cielo-terra e non è senza motivo che l’Apocalisse, per concludere la Rivelazione e la storia, culmini in una grandiosa visione celeste. Terra, cielo: punto di partenza, punto d’arrivo, e tra i due, l’avventura umana. Il simbolismo del cielo è universale quanto il Libro sacro.

Sembrerebbe che la prima azione da compiere sia quella di alzare gli occhi e di guardare. Tuttavia, ci avverte san Basilio, «conviene che colui che si pone alla ricerca dei grandi e magnifici spettacoli della creazione nutra qualche desiderio di contemplare gli oggetti che gli si propongono». Quale desiderio? Quali oggetti?

E a questo punto che bisogna cercare di disfarci delle nostre abitudini di occidentali moderni per cui tale osservazione non si concepisce senza riferimento ad una scienza più o meno utilitaristica. La preoccupazione di san Basilio era d’altro ordine. Egli richiama il desiderio di una vera contemplazione sacra e la necessità che essa abbia come oggetto i fenomeni cosmici non tanto in se stessi, ma in quanto rappresentano i segni sensibili e i simboli dell’ordine che presiede all’opera della creazione.

Ora, secondo san Tommaso d’Aquino «ogni uomo capace di percepire l’ordine della natura attraverso la contemplazione dei corpi celesti, dà prova di un’intelligenza superiore a quella di altri, la cui perfetta conoscenza dipende dall’osservazione dei corpi terreni» (III C.G. 80). Siamo dunque sulla buona strada, ma possiamo legittimamente domandarci il perché di questo.

Agli occhi di tutta l’antichità, gli astri partecipano le qualità di trascendenza e di esemplarità caratteristiche del cielo stesso. Persino la loro natura è diversa da quella dei corpi terrestri. In pieno XIII secolo, san Tommaso d’Aquino spiega che il cielo è una sorta di quinto elemento e che la luce emanata dagli astri non è un corpo, ciò che in perfetto tomismo si enuncia: lux non est corpus! (I 76, 7, c). Egli si colloca, dunque, sulla linea dei grandi maestri del pensiero occidentale ed in primo luogo di Aristotele che così si esprimeva: «Dal momento che il corpo celeste ha un movimento naturale suo proprio (quello circolare), diverso da quello dei quattro elementi (acqua, aria, terra, fuoco), ne consegue che la sua natura è necessariamente diversa da quella dei quattro elementi». Consideriamo questo quinto elemento celeste e il movimento circolare che costituisce la sua trascendente originalità: sono due caratteristiche che ritroveremo presso quasi tutte le epoche e tutte le civiltà.


Il mondo, i suoi quattro elementi, il firmamento e Dio; Cosmografia Universale, 1559

Il suo maestro Platone – così come i predecessori di entrambi – si era già lasciato colpire dal fenomeno che li sconcertava tutti: la perennità del mondo degli astri, imperturbabili, sempre uguali a se stessi, senza segni di sfaldamento, di disgregazione o di rigenerazione. «In effetti per tutto il passato, in accordo con la tradizione trasmessa d’epoca in epoca, non si è mai constatato alcun mutamento né nell’insieme del cielo, né in alcuna delle sue parti». (Aristotele, De coelo,
I, 3). Insolubile mistero agli occhi di un fisico che poneva quale postulato incontestabile il principio che tutti i corpi, in quanto composti dai quattro elementi, sono necessariamente corruttibili. E Platone spiega che la ragione di ciò va attribuita non già a qualche proprietà inerente alla materia di cui sono fatti gli astri, ma alla volontà del Dio creatore dell’universo che dice loro: «per vostra natura siete corruttibili ma per la mia volontà siete incorruttibili, poiché la mia volontà è più forte della vostra» (cfr. Tommaso d’Aquino, Summa Theologica,
la 66, 2, c).

È interessante considerare come questa fisica che si ritiene – ed a suo modo è – scientifica per l’onestà e il rigore dei suoi metodi, sia tuttavia intrisa di contemplazione naturale e risulti carica dei valori sacri cui essa stessa ha attinto. Sant’Agostino stesso, che polemizza continuamente con tutti gli astrologhi, maghi o seguaci di culti pagani tributati alla natura e soprattutto con gli adoratori dei pianeti, confessa le sue esitazioni: «Troni, Dominazioni, Principati, Potenze, che differenza corre? Per me, io confesso d’ignorarla. E non sono neppure sicuro se si debba considerare in questa società celeste anche il sole, la luna e gli altri astri, dal momento che alcuni li osservano come corpi luminosi privi di sensibilità e dì intelligenza» (De fide, spe et charitate,
c. 58). Da qui, inevitabilmente si pone il problema dell’assimilazione degli angeli e degli astri. Sant’Agostino come i suoi predecessori – e come i suoi successori: si pensi allo Pseudo Dionigi – lo affronta di frequente senza per altro riuscire a definire la parte esatta del simbolismo che ha potuto annettervi, come abbiamo già visto. Secondo il vescovo d’Ippona, gli angeli sono ancora i «cieli dei cieli» di cui parlano i salmi; sono «la corte del re del cielo» e, tra gli altri, si pone il problema di sapere se il loro numero sia uguale a quello degli astri. E ancora, si sa che gli angeli agiscono misteriosamente negli effetti della creazione della materia; sono essi che fanno ruotare l’immensa calotta del firmamento.


Gli angeli muovono il primo cielo con una manovella
Manoscritto provenzale del XIV secolo, Londra, British Museum

Non bisognerà dimenticare tutto ciò quando scopriremo la ricchezza dei segni stellari o astrali di cui sono costellate le opere romaniche, quando cercheremo quali furono i simboli privilegiati che gli artisti romanici utilizzarono per materializzare nella pietra la propria concezione sacra del mondo.

Se gli uomini del XII secolo continuarono a nutrirsi di quella cultura, a utilizzare quella fisica, significa che ne avevano percepito le possibilità d’espressione a tutti i livelli dell’esperienza umana e significa soprattutto che restarono sensibili al linguaggio della natura e ai suoi simbolismi. In questo, essi si ponevano accanto ai popoli primitivi mentre noi ci troviamo agli antipodi, insieme ai moderni. Gli studi recenti di storia delle religioni accentuano le intuizioni acute di quei popoli: «La semplice contemplazione della volta celeste genera da sé, nella coscienza primitiva, un’esperienza religiosa… Tale contemplazione equivale ad una rivelazione. Il cielo si mostra qual è in realtà: infinito, trascendente. La volta celeste è per eccellenza tutt’altra cosa dal piccolo che rappresenta l’uomo e il suo spazio vitale. Il simbolismo della sua trascendenza si deduce semplicemente dalla presa di coscienza della sua infinita altezza. L’altissimo diventa ovviamente un attributo della divinità. Le regioni superiori inaccessibili all’uomo, le zone siderali, acquistano la prerogativa divina del trascendente, della realtà assoluta, della perennità… Tutto ciò si deduce già solo dalla contemplazione del cielo, ma sarebbe un grave errore considerare una tale deduzione come un’operazione logica e razionale. La categoria trascendente dell’altezza, dell’ultra-terreno, dell’infinito si rivela all’uomo tutto, alla sua intelligenza come al suo animo. Il simbolismo è un dato immediato della coscienza globale cioè dell’uomo che si riscopre come tale, dell’uomo che prende coscienza della sua posizione nell’universo; tali primordiali scoperte sono legate così organicamente all’intimo dramma dell’uomo che lo stesso simbolismo esprime contemporaneamente l’attività del subconscio e le più nobili espressioni della vita-spirituale. Giova insistere su questa distinzione tenendo presente che se il simbolismo e i valori religiosi del cielo non sono dedotti in modo logico dall’osservazione calma e obiettiva della volta celeste, non sono neppure tuttavia il prodotto esclusivo dell’affabulazione mistica e di esperienze irrazionali religiose.

Ripetiamo: prima di ogni valorizzazione religiosa del cielo, quest’ultimo rivela la sua trascendenza. Il cielo simbolizza la trascendenza, la forza, l’immutabilità con la sua semplice esistenza. Esiste perché è alto, infinito, immutabile, potente (Eliade, Trattato di storia delle Religioni). Concetto che ventitré secoli prima Aristotele riassumeva meravigliosamente in una semplice frase: «Tutti gli uomini si fanno una nozione degli dei e tutti quanti sono, Greci o Barbari, che credono alla loro esistenza, si accordano a collocare la divinità nella regione più alta, destinando, così, all’immortale ciò che è immortale e considerando inammissibile ogni altra possibilità». (Aristotele, De coelo,
I,
3). Quest’ultime parole sono dense di significato; caratterizzano cioè una cultura e noi stessi nel momento in cui ci apprestiamo ad iniziare la nostra osservazione dei fenomeni celesti.

Autore: Gerard de Champeaux; dom Sebastien Sterckx
Pubblicazione:
I simboli del medioevo
Editore
: Jaca Book
Luogo: Milano
Anno: 1988
Pagine: 13-17

Centri sacri e Microcosmi (1)

Il simbolismo religioso tradizionale considera come microcosmi non solo la chiesa, ma anche ognuno degli oggetti nei quali si compiono dei misteri.

L’altare è il primo e il più essenziale di questi oggetti. Ciò vale sia per il più semplice sia per quello più decorato. Per capire meglio, sceglieremo un esempio molto elaborato: l’altare romanico di Lisbjerg aggiunge una straordinaria concezione simbolica ad una autentica perfezione artistica.


Altare romanico dorato di Lisbjerg

È un microcosmo naturale e spirituale nello stesso tempo. La cassa cubica terrestre è ornata nella parte centrale dal quadrato della Gerusalemme degli ultimi tempi, al centro del quale un piccolo edificio cubico a cupola porta al di sopra dell’arco la scritta civitas hierusalem; la Chiesa-Vergine vi ha preso posto e presenta il suo Bambino; due serafini la circondano. Essa incarna il movimento di ascensione che deve innalzare la Chiesa terrena verso il cielo.


Incoronazione della Vergine, che rappresenta la Chiesa
Pannello della Porta del Cedro di Santa Sabina, Roma

Sopra l’arco, un piccolo personaggio esce da un’arcata e comincia ad alzarsi in direzione dell’Agnus Dei, che due uomini, con il libro della Rivelazione in mano, contemplano con lo sguardo rivolto verso l’alto. Un po’ sulla destra e più in alto, un angelo porta in cielo l’anima del credente.


Retablo in stucco, Cattedrale di Erfurt

L’arco celeste superiore è organizzato in modo ammirevole: la banda orizzontale in basso è occupata da Cristo Maestro, troneggiante su due leoni, circondato dal collegio dei dodici apostoli: è la Chiesa cosi come la conoscono gli uomini qui in terra. Il grande arco del firmamento sorregge, dal suo punto di vista più elevato – al di sopra delle «acque superiori» – il trono di Dio dove ha preso posto il Cristo risuscitato dopo la sua Ascensione; ai lati, alcuni membri della Chiesa celeste. L’unico strumento della salvezza, che congiunge la terra e il cielo è la croce del Salvatore (la vedremo ben presto assimilata in modo tradizionale all’asse del mondo) che porta l’immagine del crocefisso. Cristo e la Chiesa sono così resi presenti secondo i diversi aspetti dei misteri della salvezza, evocati a partire da un simbolismo cosmico rarefatto, e realizzati attraverso la liturgia eucaristica.

Il ciborio costituisce il normale elemento che sovrasta l’altare. È una costruzione leggera, costituita essenzialmente da una cupola su quattro colonne; in principio sovrastava tutti gli altari, luogo per eccellenza in cui si celebra, per la Chiesa e nella chiesa, la consacrazione di tutto l’universo; gli antichi altari di pietra erano a forma di cubo. Allo stesso modo, il battistero è il luogo in cui opera il mistero della rigenerazione, che è una nuova creazione; questa rigenerazione tocca innanzitutto l’uomo, ma, con lui, tutto l’universo. Battisteri e cibori riprendono generalmente la struttura cosmica cubo-cupola (ma il battistero, più spesso, mette in evidenza la struttura ottagonale, forma cubica sviluppata). Il battistero di Doura, che risale al sec. III, presenta già una cupola stellata su fondo blu che non lascia dubbi sul suo simbolismo. Il battistero di Jbail, in Libano, in una regione ben diversa, è pure un bell’esempio di questa struttura allo stato puro


Battistero di Jbail

Struttura che si ritrova, per esempio, nel ciborio dell’altare laterale di sinistra della chiesa di San Juan de Duero, in Spagna, quindi molto lontano dalla precedente.


Altare laterale (sx), chiesa di San Juan de Duero

Pitture ed affreschi ne hanno moltiplicato le rappresentazioni, come il divertente affresco romanico (verso il 1225) della cattedrale di Anagni, che mostra l’offerta di Abramo e Melchisedec su un altare sormontato da un magnifico ciborio


Ciborio. Affresco, Cattedrale di Anagni

Il chiostro è costruito come la più tradizionale delle città sacre: è già una Gerusalemme celeste, un nuovo mondo: i «cieli nuovi e la terra nuova» descritti nell’Apocalisse nel capitolo ventunesimo. All’incrocio dei quattro viali dello spazio, il pozzo, un albero, una colonna, segnano l’ombelico, il centro del cosmo.


Schema di un chiostro tradizionale

Di là passa l’asse del mondo, questa scala spirituale la cui base affonda nel regno delle tenebre inferiori.

Il pozzo è di per sé un microcosmo riportato all’essenziale; numerosi culti ne attestano il carattere sacro. Esso permette di comunicare con il luogo di soggiorno dei morti; l’eco cavernosa che ne risale, i riflessi fuggevoli dell’acqua agitata, anziché chiarire il mistero, lo rendono più fitto. Considerato dal basso verso l’alto, si tratta di una lunetta astronomica gigante puntata dal fondo dei visceri della terra verso la volta celeste. Questo complesso realizza una scala della salvezza che collega fra loro i tre piani del mondo.


La scala della salvezza
Affresco, Chiesa di Chaldon

Anche il pozzo coperto, nella sua qualità di sintesi cosmica, richiama una costruzione quadrata – corrispondente al cortile del chiostro e alla zona terrestre – sormontata da una cupola. Il pozzo di Cayssac è completo: Cristo vi appare nell’occhio della chiave di volta con le braccia aperte su un campo di stelle, come per attirare e accogliere i peccatori che salgono dalla profondità degli abissi.

I reliquiari non ricalcano evidentemente tutti la forma di una chiesa. Tuttavia, sono numerosi quelli che possono essere riportati al tipo dell’imago mundi. Ne utilizzano felicemente il simbolismo dinamico del passaggio dal terrestre al celeste; quest’ultimo, spesso, è sottolineato da un’iconografia che pone alla base dei personaggi terrestri, mentre sui rampanti della copertura o sulla parte alta delle facce laterali è rappresentata l’anima del santo che sale al cielo. Il reliquiario irlandese detto la campana di San Patrizio si collega a questa concezione; è un cofano a base rettangolare e segnato da croci, sormontato da un cimiero semicircolare il cui risvolto è ornato da simboli celesti (spirituali): due uccelli appaiati ai lati di una verticale di ascensione. Sul reliquiario di Saint Calmin a Mozat (Puy de Dôme) appare ancora chiaramente il tipo del cubo sormontato da cupola; nel cubo si vedono, in basso, dei muratori al lavoro, mentre sulla cupola, in cielo, appare il martire glorificato.

Per la fede, le tombe sono una sorta di reliquiari; case nelle quali il credente sa che si realizza il passaggio dalla terra al cielo. Il corpo vi è coricato, ma la forma della tomba e la sua decorazione dichiarano che, al di là di quest’apparenza, il defunto è sulla strada verso il felice aldilà. Si ritorna in continuazione ai simboli che affermano con tranquilla sicurezza che colui che giace, ben lungi dall’essere tornato alla materia, è teso più che mai verso una meta, che è sulla strada o che ha ritrovato l’orientamento adamico. Sotto questo punto di vista, sono significative le tombe apparenti del periodo preromanico (dal V al IX secolo). Se ne sono trovati numerosi modelli a Roma, in Italia e nel sud della Francia. Sono ornate da sculture i cui motivi sono quelli della simbologia cristiana del sec. V, particolarmente limpida. Generalmente, appaiono concepite come un’architettura; quella dei cassoni, dei reliquiari o dei templi. La tomba di Onorio a Ravenna si presenta a forma di un edificio in miniatura voltato a botte: questa botte, come tante altre coperture di tombe, è ornata di scaglie, che sono un simbolo della montagna destinato a persistere nell’arte romanica dove si scorgono spesso sotto i piedi del Cristo in ascensione, sotto i piedi degli angeli, in cima a montagne che simboleggiano il limite della terra e il contatto con il cielo, ed a volte arrivano a rappresentare il cielo stesso. La stessa struttura si ritrova sul lato minore che fornisce uno degli esempi più belli delle due zone, terrestre e celeste: non vi è nulla come questa bordura orizzontale di separazione con il suo ampliarsi e ritorcersi, che si avvicini tanto agli schemi puri che ben presto vedremo sui tamburi degli sciamani.

Sulle lastre tombali piatte era evidentemente necessario limitarsi ad una disposizione orizzontale. Talvolta è inciso sulla pietra un disegno di edificio semplificato.


L’anima innalzata al cielo da un angelo
Pietra tombale, Chiostro di Elne

La parte alta o il frontone, posti sul lato ove appoggia la testa, sono particolarmente decorati, spesso con motivi circolari a croci e stelle che segnano la zona in cui ora si situa la vita. Qualche volta un semplice rettangolo basta a sottolineare questa zona: può essere valorizzato da un bordo, come sulla pietra tombale di Sandrebert, al museo di Nantes, bordo che può richiamare quello della tomba di Onorio.

I diversi procedimenti che si riallacciano al simbolismo delle strutture architettoniche orientano le tombe verso l’alto. E interessante paragonarle a quelle che utilizzano altri simboli dell’orientamento ascendente: per esempio, l’ascesa al cielo per mezzo degli angeli, la montagna o l’albero.

Una tomba romanica proveniente da Botkyrka e conservata al Museo di Stoccolma è notevole per la sua falsa abside sul lato anteriore: da quell’abside, alla fine dei tempi, s’innalzerà il Cristo Sole di Giustizia per la resurrezione generale. Quest’ultima tomba costituisce una variante: più che verso l’alto, è orientata verso est. Ma in realtà le due concezioni si sovrappongono: si tratta sempre di una dialettica di passaggio da un basso a un aldilà, da uno stato presente ad un altro sperato. E straordinario constatare come le civiltà più diverse, per esprimere ciò, hanno fatto ricorso agli stessi semplici simboli.


Tomba absidata proveniente da Botkyrka (Maestro Karl)
Stoccolma, Museo storico

Autore: Gerard de Champeaux; dom Sebastien Sterckx
Pubblicazione:
I simboli del medioevo
Editore
: Jaca Book
Luogo: Milano
Anno: 1988
Pagine: 154-157

Lessico iconografico-simbolico – Battesimo di Cristo

Battesimo di Cristo (DI)